Présentation générale : du costaud ou de la poudre aux yeux ?
Déjà, Gobel, tu connais sûrement : matos français, vieux routiers du matos de pâtisserie et cuisine (140 ans quand même, c’est pas d’la camelote de hipster). Ce modèle 114410, annoncé comme 'Chinese stainless steel muslin sieve', pointu niveau vocabulaire, derrière c’est du chinois (l’ustensile hein) super fin, toile méga dense, armature en fer-blanc (tinplate) qui encadre bien tout ça.
Côté look ? Sobre, pas bling-bling du tout : c'est gris mat, touches acier, poignée bien rivetée, crochet d’accroche ultra pratique pour caler ton chinois sur une casserole, sans qu’il plonge dans le vide (et là, tu sens que c’est pensé POUR les pros).
Prise en main & ergonomie : vraiment pensé pour les tafs intensifs
Premier point qui tue : la poignée est archi-solide (rivets balèzes), ça vibre pas dans la main quand tu forces (même mon stagiaire éclair a pas réussi à la plier…). Le fameux crochet, pareil, toujours là pour stabiliser, t’as pas à jongler ou à serrer la pince comme un malade. Ce détail est hyper pratique sur des volumes moyens — check direct par rapport à plein de chinois no-name où tout finit par se casser la gueule.
Le diamètre 20 cm, j’adore. Pas trop gros pour galérer à laver, pas trop petit pour passer 3 plombes sur ta purée. Tu peux y envoyer facilement 1,5 litre de sauce tranquille, sans risquer l’inondation sur le plan de travail.
Les vrais tests (en mode bourrin et soins)
Première mission : fond brun maison, 8 litres à filtrer. Résultat : ça glisse, même la garniture aromatique bien grasse ne bouche pas le tamis. Le maillage en inox est hyper fin donc tu récupères un bouillon ultra-clair, ZÉRO morceau (et ça, c’est rare).
Deuxième round : purée céleri bien collante. Test pas pour les faibles. J’ai raclé et pressé avec la maryse, rien ne s’est déformé. Bon, là je fais mon relou, mais sur certains chinois moyens gamme, tu termines avec la toile à moitié descellée ou la bordure qui se tord : bah là, rien du tout, impeccable. Le double sertissage (on dirait une double soudure, c'est vrai) a pas bronché.
Petit fail rigolo : lors d'un envoi de soupe de crustacés, un commis bourrin a appuyé comme un mammouth… La toile n’a pas popé, c’est le manche de la casserole qui a flanché avant. On a bien rigolé, mais honnêtement là, c'est validé version chef.
Le nettoyage (parfois la vraie galère) : ça donne quoi ?
Bon, là-dessus chacun sa croix, mais honnêtement tu crains jamais le nettoyage sur ce Gobel. Le tamis inox reste clean même après sauces tenaces (si tu rinces tout de suite après, pas de traces orange ni tâches cheloues de rouille). Moi j’ai filé un tour de brosse douce, puis au lave-vaisselle par flemme, il en est ressorti nickel. Attention, penses à bien sécher derrière, le contour fer-blanc craint un peu l’humidité prolongée (classique sur ce genre de montage).
Comparatif rapide face aux autres chinois de cuisine pro
| Marque | Toile | Armature | Solidité | Facilité nettoyage | Prix observé |
|---|---|---|---|---|---|
| Gobel 114410 | Inox super fin | Fer-blanc renforcé | Impeccable, rien n’a bougé | Facile (même LV) | Environ 40€ |
| Santos | Inox aussi, mais plus grossier | Inox | Bonne aussi, moins lourd | Sensible à la coloration | 35-45€ |
| No Name | Aucune finesse, toile trop large | Alu léger | Se tord net sous la pression | Chiant à laver, reste plein de traces | 15-25€ |
Ce qu’on adore, ce qu’on déteste (et faut pas zapper)
J’ai kiffé :
- La solidité (poignée, sertissage, tamis… rien qui bouge)
- Filtration ultra-fine : bouillons clairs garantis
- Ergonomie (diamètre, crochet, équilibre sur la casse)
- Passage lave-vaisselle possible
- Made in France, pour une fois c’est pas juste du folklore
Ce qui m’a fait râler :
- Faut bien sécher l’armature (sinon risque de taches)
- Le prix fait mal si c’est pour une ou deux utilisations à l’année, c’est clairement un matos pour régularité
- Pas de pointe pour égoutter à fond (certains modèles l'ont, là c'est plat)
Verdict du chef après 15 ans derrière les fourneaux
Honnêtement, si tu fais de la cuisine de maison ou que tu veux level-up sérieusement tes sauces/soupes, c’est du chinois qui régale. Pour un pro, c’est même parfait pour les petits volumes ou pour le service à la minute. J’ai rarement vu un tamis qui tient aussi bien la pression (et pourtant j’en ai salé du matériel sur la ligne).
C’est pas le passé-partout cheap, mais si tu cuisines souvent — genre tu veux pas te battre tous les trois jours avec un chinois bancal, fonce. Alors ouais, entre 35 et 45 balles ça fait réfléchir, mais à part griefer le contour fer-blanc avec de l’humidité (et encore, en séchant nickel, RAS), tu seras pas emmerdé. Pour la cuisine pro ou amateur bien énervé, c’est un investissement largement justifié.
Fiche technique rapide du Gobel chinois inox 20cm
Diamètre : 20 cm
Matière toile : Inox tissé extra-fin
Armature : Fer-blanc (tinplate), double sertissage
Poignée : Longue, rivetée, avec crochet de maintien
Entretien : nettoyage facile, passage lave-vaisselle
Fabriqué : France
Usages : Sauce, bouillons, purées, soupes, coulis et tout ce qui doit passer nickel